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Ho'okipa, qui veut dire
hospitalité en polynésien Hawaien,
est très facile à trouver, en venant de Kahului qui est la
grande ville de l'île de Maui, il faut prendre la direction de Paia,
sur la Hana highway. A la sortie de Paia on peut voir sur la gauche le
restaurant Mama's fish house, reconnaissable au bateau à son entrée.
Quelques minutes plus tard les planches sur l'eau aident à mieux
repérer le spot sur la gauche, un grand panneau indique l'endroit
où il faut tourner. On peut accéder alors à la première
butte du spot d'où l'on peut voir les surfeurs, on prend alors la
route qui descend vers la plage, on passe devant des locaux aménagés
(barbecue, douche, wc, ...), où sont garés les surfeurs,
on passe le parking bitumé pour tourner sur la droite vers le parking
en terre en face du spot de planche à voile.
Sur cette photo prise d'avion on a une idée générale du spot qui longe la route conduisant à Hana, il est encadré par deux buttes. L'anse de gauche (sur la photo de gauche) est réservée aux surfeurs, la zone de navigation pour les planches à voiles est située devant l'autre butte, où se postent les photographes. La plage, bien qu'aménagée, n'est pas vraiment une plage famille, il y a très peu d'ombre, la plage n'est pas surveillée par les lifeguards et on ne peut pas se baigner. |
Première impression en
arrivant à Ho'okipa, le spot est
terriblement moche (photo à droite) . Beaucoup de spots bretons
sont assurément beaucoup plus jolis. On comprend mal d'où
ont été prises les photos des gars gréant le matos
à l'ombre des cocotiers sur le spot que j'ai pu voir dans les magazines
spécialisés. Vous noterez aussi qu'on ne voit jamais la plage
dans les photos montrant Ho'okipa dans nos magazines de planches
favoris
ou alors de manière très floue ou fugitive, ça se
comprend, c'est assez moche et très loin de l'image de carte postale
que veut bien véhiculer la presse spécialisée.
Par contre il n'y a pas tromperie pour ce qui concerne la qualité des vagues, bien qu'étant parti pendant une période où le plan d'eau est réputé plat, y avait quand même largement de quoi bien s'éclater en vagues. |
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La mise à l'eau est hyper
délicate, elle se résume
à un bout de plage bien pentue d'une trentaine de mètres
entre les rochers à gauche (rocks) et le récif à peine
submergé à droite (photo de gauche). Un gros shorebreak
déferle sur la plage, ajouter à cela la dévente sur
le départ, il faut vraiment attendre la bonne rafale pour partir,
sinon on se retrouve tout de suite dans les cailloux !!
Après avoir passé le shorebreak, il faut passer la barre, on se retrouve tout de suite avec des murs d'eau qui arrivent sur soi. Le retour n'est pas forcément plus évident, il n'y a pas trop de problème avec un vent bien soutenu on arrive à viser correctement la plage, par contre avec un vent rafaleux, avec la dérive et les vagues, on a vite fait de se retrouver sur les cailloux, je sais de quoi je parle je suis passé vraiment à deux doigts de la catastrophe lors d'une session. Lors de la sortie de l'eau il faut vraiment que le bout du flotteur touche le sable pour descendre et sortir à toute allure son matos, le shorebreak est vraiment assassin même avec des petites vagues de 1-2m, ça fait vraiment pas classe de descendre trop tôt et de se faire bouffer par le shorebreak devant tous les spectateurs. Je n'ose imaginer la taille et la force du shorebreak avec des vagues de 3-4m en hiver. |
Voilà ce que ça donne pendant une période où je n'étais pas sensé rencontré de vagues (photo de droite) ! Vagues bien glassy, superbes à surfer, bien pentues pour les sauts, un régal. Pour les surfs il faut quand même penser à jiber rapidement car les "rocks" ne sont pas loin. |
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On croise du beau monde
sur le spot, c'est toujours intimidant de naviguer
avec le champion du monde overall 2000 Kevin Prittchard (Ã gauche
sur la photo). On pouvait voir d'autres félés du loop et
du surf non moins célèbres. D'une manière générale
le niveau est très relevé, sans être un expert ou un
maitre des loops en tout genre, un bon niveau est quand même requis,
mais attention je n'ai eu l'occasion que de rencontrer un petit
Ho'okipa,
je pense que j'aurais hésité à me mettre Ã
l'eau avec des vagues de 3-4m !
Le spot est souvent surpeuplé, en plus des vagues il faut gérer les priorités ce qui n'est pas toujours évident. Il est parfois impossible de se mettre à l'eau tellement il y a du monde. Personnellement je privilégiai les fins d'aprés midi pour naviguer à Ho'okipa. |
Me voici lors
d'une mise à l'eau à Ho'okipa (photo
à droite).
Le spot manque d'intimité il y a toujours une tonne de photographes que ce soit des amateurs, touristes de passage, ou des professionnels, sans compter tous les gens sur la butte qui viennent profiter du spectable. En naviguant on a vraiment l'impression d'être épié et jugé ! L'ambiance entre plancheux est plus conviviale sur les autres spots, à Ho'okipa les plancheux donnent l'impression d'être plus tendus, comme concentrés, le public omniprésent et les conditions générales du spot expliquent peut être cela. Il faut reconnaitre que j'allais toujours à l'eau avec une petite appréhension, j'avais vraiment pas envie de finir dans les rocks ! |
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